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Reprendre une entreprise ou ouvrir une franchise : comment se prépare le financement

Apport, prêt d’honneur, prêt bancaire, garanties, prévisionnel : les briques d’un plan de financement solide pour créer, reprendre ou ouvrir une franchise.

Crédit professionnel 6 min de lecture Par Rachid Azizi

Créer, reprendre une entreprise ou ouvrir une franchise : le projet se joue en grande partie sur son financement. Une banque ne prête pas sur une intuition, mais sur un dossier. Voici les briques d’un plan de financement solide.

1. Un apport personnel

Les banques demandent presque toujours un apport : c’est votre engagement dans le projet. Son niveau dépend du secteur, du montant et de votre profil. Épargne, aide familiale, indemnités, parfois un apport en nature : tout ce qui est justifiable compte.

2. Le prêt d’honneur, un levier souvent oublié

Des réseaux d’accompagnement comme Initiative France ou Réseau Entreprendre accordent des prêts d’honneur : des prêts personnels, sans intérêts et sans garantie, qui renforcent vos fonds propres. Ils rassurent la banque et facilitent l’obtention du prêt professionnel.

3. Le prêt bancaire et ses garanties

Le prêt bancaire finance le reste : rachat du fonds ou des parts, travaux, matériel, besoin en fonds de roulement. La banque demandera des garanties — nantissement du fonds de commerce, caution — et peut s’appuyer sur une garantie de Bpifrance, qui couvre une partie de son risque.

Exemple hypothétique : une reprise à 150 000 € peut s’appuyer sur 30 000 € d’apport (20 %), un prêt d’honneur de 15 000 € et un prêt bancaire de 105 000 €. Chaque projet a sa propre structure : ce montage n’est qu’une illustration.

4. En franchise : le réseau compte aussi

En franchise, la banque regarde aussi l’enseigne : sa notoriété, ses résultats, l’accompagnement qu’elle apporte. Le franchiseur doit vous remettre un document d’information précontractuelle (loi Doubin) au moins vingt jours avant la signature : il contient des éléments précieux pour bâtir votre prévisionnel.

5. Un prévisionnel crédible

Chiffre d’affaires, charges, rémunération, capacité de remboursement : le prévisionnel est le cœur du dossier. Il doit être réaliste et argumenté. C’est sur lui que la banque juge si le projet peut rembourser son prêt.

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Informations à jour au 6 octobre 2026, données à titre indicatif et sans valeur contractuelle. Les exemples chiffrés de cet article reposent sur des hypothèses présentées comme telles ; ils ne remplacent pas l’analyse de votre propre dossier et ne valent pas conseil personnalisé.